Sameera Zia lauréate d’un prix Cerveau en tête

Sameera Zia

Dr Sameera Zia

Travail effectué à Université de l’Alberta

Publication scientifique

Zia, S., Traetta, M.E., Baaklini, C.S., Hammond, B.P., John, R.K., Souter, K.M., Meijns, N.R.C., Afun, L.A., Panda, S., Ibanez, F.G., Burr, M.K., Dhupia, E., Rathod, A.M., Faria, A.O., Zaveri, D., Challa, S., Hahn, E., Manesh, S.B., Lee, K.V., Ho., M.F.S., Friedman, T.N., Maguire, A.D., Pang, A., Farkas, O., Szulc, B., Tenorio, L., Vyas, D., La Caprara, O.R., Tetzlaff, W., Sinha, S., Duncan, G.J., Voronova, A., Kerr, B.J., Tremblay, M., Biernaskie, J., Schenk, G.J., Plemel, J.R. Age-related impaired remyelination is associated with dysregulated microglial transition. Nature Communications; 2025

https://www.nature.com/articles/s41467-025-64906-w

De nouvelles cibles thérapeutiques pour la sclérose en plaques identifiées en étudiant le rôle de la microglie dans la réparation de la myéline

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique qui touche plus de 100 000 Canadiens et est la principale cause d’invalidité neurologique chez les personnes âgées de 20 à 40 ans. Il s’agit d’une maladie chronique et auto-immune où le système immunitaire attaque la gaine protectrice de la myéline couvrant les nerfs du cerveau et de la moelle épinière, perturbant la transmission du signal. Elle est associée à une perte de fonctions motrices, visuelles, sensorielles, autonomes et cognitives. La microglie, les cellules immunitaires du système nerveux central, est essentielle à une régénération efficace de la myéline, ou remyélinisation, un processus qui se produit naturellement chez les personnes atteintes de SEP mais qui est souvent inadéquat et diminue avec l’âge. Dans cet article, Sameera Zia, travaillant au laboratoire de Jason Plemel de l’Université de l’Alberta, a découvert des processus clés de la réparation de la gaine de myéline en étudiant le processus immunitaire de la réparation dans la sclérose en plaques (SEP). La Dre Zia et ses collègues ont identifié de nouveaux états immunitaires présents dans le cerveau des personnes atteintes de SEP qui peuvent être ciblées pour réparer les lésions cérébrales.

Avant cette étude, on savait que les cellules immunitaires spécifiques au cerveau appelées microglies présentaient des formes spécifiques à l’environnement ; Cependant, les formes présentent lors de la remyélinisation et leurs différences dans les environnements jeunes et âgés étaient inconnues. Ici, les chercheurs ont utilisé des modèles de souris en cours de remyélinisation et étudié l’expression d’ARN au niveau cellulaire pour identifier de nouvelles formes microgliales spécifiques aux étapes clés de la remyélinisation, chacun avec une signature fonctionnelle distincte. Ils ont montré que la microglie a adopté initialement une forme engagée dans des voies pro-réparation, puis sont passés à des formes similaires à la microglie de base. Ils ont également constaté que le vieillissement perturbait l’émergence ou la résolution de ces formes, montrant que les formes associées à une réparation réussie dans des environnements jeunes étaient dysrégulés avec l’âge. L’une des formes nouvellement identifiées et liées à la remyélinisation a également été identifiée en grande quantité dans des tissus provenant d’autopsie de personnes avec la SEP, démontrant une forte pertinence translationnelle.

Ce travail fournit le premier modèle des formes de microglie qui sous-tendent une remyélinisation efficace. Ces formes, ainsi que leurs réseaux de régulation des gènes actifs, des ligands sécrétés et des récepteurs exprimés, servent désormais de cibles thérapeutiques. La cartographie de ces formes ouvre également la possibilité de développer des biomarqueurs pour mesurer la remyélinisation réussie chez les personnes atteintes de SEP.
L’identification des principales formes de microglie liées à la remyélinisation a permis aux chercheurs de tirer parti de ces données publiées et d’identifier les médicaments candidats pour promouvoir la remyélinisation. Ces données ont été utilisées pour rechercher des bases de données de médicaments pour augmenter les formes microgliales bénéfiques, qui sont actuellement testés dans des modèles in vitro et in vivo.

À propos de Sameera Zia

La Dre Zia a dirigé ce projet en tant que doctorante au laboratoire du Dr Jason Plemel à l’Université de l’Alberta. Son travail se concentre sur la découverte de la base immunitaire de la réparation dans les pathologies de la substance blanche à l’aide de la bioinformatique et des outils in vivo et in vitro.

Sources de financement

Ce projet a été financé par des subventions de fonctionnement des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), du Département de médecine de l’Université de l’Alberta et du Centre de sclérose en plaques, le concours de recherche médicale de la Fondation de l’hôpital universitaire, et en partie par une subvention pilote de la National Multiple Sclerosis Society. Ce travail a également été soutenu par le ministère de la Défense des États-Unis dans le cadre du programme de recherche sur la sclérose en plaques. Les opinions, interprétations, conclusions et recommandations sont celles des auteurs et ne sont pas nécessairement approuvées par le ministère de la Défense.