Nouvelles de neuroscience canadiennes

Horloge biologique sensible au sodium chez les souris

Charles BourqueUne nouvelle étude de Claire Gizowski et Charles Bourque établit un lien entre des signaux physiologiques et les rythmes circadiens

Une nouvelle étude réalisée à l’Université McGill révèle qu’une augmentation du taux de sodium dans le sang pourrait avoir une incidence sur l’horloge biologique des souris. Cette découverte ouvre de nouvelles avenues à la recherche sur le traitement des effets néfastes des voyages longue distance ou du travail par quarts.

Publiés dans la revue Nature par Claire Gizowski, ancienne doctorante de McGill, et Charles Bourque, professeur au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université McGill, les résultats montrent pour la première fois que l’injection d’une solution saline à des souris entraîne une activation des neurones associés à l’horloge biologique principale – le noyau suprachiasmatique (NSC) – située dans le cerveau (suite…)

Annonce des Prix Cerveau en tête INSMT-IRSC 2019

L’Association canadienne des neurosciences (ACN) et l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des Instituts de recherche en santé du Canada (INSMT-IRSC) sont fiers d’annoncer les gagnants du concours Cerveau en tête 2019.

Voyez la liste des gagnants et leur profil ici.

Prise de position de l’ACN contre le racisme, la discrimination et la violence

Nous vivons une période tragique et douloureuse pour la communauté noire du monde entier, y compris ici au Canada. L’Association canadienne des neurosciences condamne le racisme sous toutes ses formes. La mort tragique de George Floyd et de bien d’autres personnes nous oblige tous à réfléchir à des questions importantes sur les formes systémiques de racisme présentes dans notre société aujourd’hui. (suite…)

Des chercheurs de McGill montrent que les neurones qui sont activés de façon désynchronisée perdent leur connection, explorant les mécanismes sous-tendant la « plasticité stentienne »

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Image du laboratoire Ruthazer

On sait depuis longtemps que l’expérience sensorielle aide à affiner la connectivité du cerveau pendant le développement. En 1949, le psychologue canadien Donald Hebb a proposé que lorsque différentes cellules du cerveau étaient constamment actives en même temps et agissaient en synchronisme, les connexions qu’elles formaient se renforçaient grâce à cette coopération. Cette « règle de Hebb » pour le remodelage des circuits est parfois reformulée comme suit : « les cellules qui s’activent ensemble, se connectent ensemble », et permet d’expliquer comment le câblage du cerveau peut être réglé avec précision en réponse à une experience sensorielle. Aujourd’hui, 70 ans plus tard, la plupart des réseaux neuronaux artificiels sur lesquels nous nous appuyons pour faire des prédictions précises à partir de grands ensembles de données reposent sur la mise en œuvre numérique de diverses règles d’apprentissage, y compris des variantes de la règle de Hebb, qui sous-tendent leur capacité à apprendre des associations. (suite…)