Connexion ACN Karun Singh rapport sur les affections neurologiques au Canada

 

Nouvelles de neuroscience

Bravo aux neuroscientifiques de la promotion 2018 de la Société royale du Canada

Félicitations aux neuroscientifiques nouvellement élus membres de la Société royale du Canada, élus par leurs pairs au sein des académies des arts, des lettres et des sciences humaines, des sciences sociales et des sciences pour leurs réalisations académiques, scientifiques et artistiques remarquables. La reconnaissance par la Société royale du Canada constitue le plus grand honneur qui puisse être accordé à un individu travaillant dans les domaines des arts, des sciences sociales et des sciences.

Félicitations également aux nouveaux membres du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science, qui comprend les meilleurs leaders en milieu de carrière du Canada. Le Collège offre à la SRC une capacité multigénérationnelle d’aider le Canada et le monde à relever les principaux défis et à saisir les nouvelles opportunités présentes dans les domaines émergents.

« Ces chercheurs, artistes et scientifiques au talent exceptionnel ont laissé une empreinte remarquable dans leurs domaines, en développant le savoir et en créant un impact positif dans le monde. Nous sommes ravis de les accueillir, en sachant qu’ils continueront à travailler pour bâtir un avenir meilleur pour tous, sur la base de connaissances profondes et de la compréhension de l’histoire et du présent », a déclaré le président de la SRC, Chad Gaffield.

Nouveaux membres de la Société Royale du Canada

BLIER, Pierre – Department of Cellular and Molecular Medicine, University of Ottawa

Pierre Blier

Pierre Blier et ses approches complexes et translationnelles en neuroscience et en pharmacologie ont contribué à l’identification des voies neuronales impliquées dans les effets des antidépresseurs, à la compréhension des processus neurochimiques impliqués dans le trouble dépressif majeur et à l’amélioration de son traitement. Il est également un contributeur clé du développement de normes et de politiques dans le domaine.

https://www.uottawa.ca/brain/people/blier-pierre

FRANKLAND, Paul – Neurosciences & Mental Health, The Hospital for Sick Children Research Institute, University of Toronto

Paul Frankland

Paul Frankland est un leader mondial reconnu dans le domaine de la recherche sur la mémoire. Ses études ont révélé les processus neurobiologiques sous-jacents à notre apprentissage, nos souvenirs et parfois, nos oublis. Les connaissances acquises grâce aux travaux du Prof. Frankland ont offert une base pour le développement de meilleurs traitements des troubles liés à la mémoire.

http://www.sickkids.ca/AboutSickKids/Directory/People/F/Paul-Frankland.html

JOSSELYN, Sheena – Neurosciences & Mental Health, The Hospital for Sick Children Research Institute, University of Toronto

Sheena Josselyn est une chef de file mondiale dans la recherche sur la réception, l’enregistrement et l’utilisation de l’information par le cerveau. Ses études ont ouvert de nouvelles voies et ont modifié la perception des neurosciences par rapport à la mémoire. Les résultats fondamentaux obtenus par Prof. Josselyn dans le domaine des processus relatifs à la mémoire de base chez les rongeurs pourraient se traduire par de meilleurs moyens de traiter, voire de prévenir, des troubles du cerveau chez l’humain.

http://www.sickkids.ca/AboutSickKids/Directory/People/J/Sheena-Josselyn.html

MEINERTZHAGEN, Ian – Department of Psychology and Neuroscience, Dalhousie University

Ian Meinertzhagen

Ian Meinertzhagen est un pionnier dans le domaine de la connectomique, la cartographie globale des connexions neuronales du cerveau. Reconnu internationalement pour ses recherches sur les systèmes nerveux simples, ses travaux révèlent des modèles de circuit pour tous les cerveaux. Chez la drosophile, il a identifié les neurones de vision des mouvements. Les études de Meinertzhagen sur la croissance des axones des photorécepteurs ont été essentielles au domaine émergent de l’époque, la neuroscience du développement. Il a démontré que l’expérience avait une influence sur les circuits, réfutant l’orthodoxie dominante qui stipulait que les cerveaux des insectes étaient ancrés dans les gènes.

http://flylab.psychology.dal.ca/index.html

ORSER, Beverley – Department of Anesthesia and Physiology, University of Toronto

Bev Orser

Beverley Orser est la première à avoir identifié la manière dont l’anesthésie générale chez l’adulte causait des troubles de la mémoire persistant après l’élimination des médicaments par le corps. Ses articles scientifiques remarquables en ont démontré la cause : l’activité accrue des récepteurs neuronaux extrasynaptiques inhibiteurs. Ces récepteurs sont la cible de l’anesthésie et d’autres médicaments neurodépressifs et lorsqu’ils sont activés, ils peuvent altérer la mémoire. Ses études ont fondamentalement fait progresser notre compréhension de la neurobiologie sous-jacente à l’anesthésie générale et ont amélioré les soins prodigués aux patients.

http://www.anesthesia.utoronto.ca/dr-beverley-orser


 

Nouveaux membres du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science

KIRTON, Adam – Departments of Pediatrics and Clinical Neurosciences, University of Calgary

Adam Kirton

Adam Kirton est un neurologue pédiatrique et professeur en pédiatrie et en neuroscience clinique à la University of Calgary. Il a établi un programme de recherche reconnu internationalement qui allie l’épidémiologie, la neuroimagerie avancée et la stimulation cérébrale non-invasive pour comprendre le développement de blessures périnatales consécutives chez les jeunes cerveaux. Son équipe traduit ensuite ces nouvelles connaissances en nouveaux essais de neuromodulation pour optimiser l’activité et les futures opportunités pour les enfants en situation de handicap et leur famille.

https://hbi.ucalgary.ca/profiles/dr-adam-kirton

LIU-AMBROSE, Teresa – Department of Physical Therapy, The University of British Columbia

Teresa Liu-Ambrose

Teresa Liu-Ambrose, professeure de physiothérapie à The University of British Columbia et titulaire d’une Chaire de recherche du Canada, est une chef de file internationale dans le domaine de la recherche sur le vieillissement en santé. À l’aide d’une méthodologie d’essai clinique rigoureuse, elle a été une pionnière dans la compréhension de divers types de programmes d’exercices visant à prévenir le déclin cognitif et les chutes chez les personnes âgées. Son travail a conduit à des idées surprenantes et très influentes dans un domaine dont la société à profondément besoin. Elle a assumé des rôles de leadership dans d’importants forums et projets canadiens et internationaux, et a traduit ses découvertes pour en faire bénéficier directement les patients.

https://physicaltherapy.med.ubc.ca/person/teresa-liu-ambrose/

SAPIEHA, Przemyslaw (Mike) – Département d’ophtalmologie et de biochimie et médecine moléculaire, Université de Montréal

Mike Sapieha

Titulaire de la chaire de recherche du Canada en biologie cellulaire rétinienne et la bourse professorale Wolfe en recherche translationnelle sur la vision de l’Université de Montréal, Mike (Przemyslaw) Sapieha a identifié les mécanismes impliqués dans la dérégulation du métabolisme neuronal et la sénescence cellulaire dans la rétinopathie diabétique et la dégénérescence maculaire liée à l’âge; notamment, un rôle crucial pour les sémaphorines et nétrines a été démontré dans ces maladies.

http://recherche.maisonneuve-rosemont.org/en-ca/research/our-research-investigators/przemyslaw-mike-sapieha.html

 

 

Rétablir la communication entre les neurones pour freiner le glaucome

Jessica Agostinone et Adriana Di Polo

Jessica Agostinone et Adriana Di Polo

L’équipe de la chercheuse en neurosciences, Adriana Di Polo, Ph. D., du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), vient de faire une percée majeure pour le traitement du glaucome. Ces résultats pourraient être aussi applicables sur d’autres maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer. Les résultats de leur recherche viennent d’être publiés dans le prestigieux journal scientifique britannique Brain de l’Oxford University et fait même l’objet de l’éditorial du magazine.

« Nous avons découvert que les neurones de la rétine ont la capacité de régénérer leur dendrites après une lésion du nerf optique ce qui n’était pas connu auparavant, affirme Adriana Di Polo, auteure senior de l’étude. Notre étude démontre que l’insuline, administrée par gouttes ophtalmiques, stimule la régénération des dendrites et des synapses et rétablit à nouveau la communication entre les neurones et la fonction de la rétine. Cette découverte ouvre des nouvelles pistes thérapeutiques pour améliorer la vue des patients atteints du glaucome », ajoute-t-elle.

Tout aussi dangereux que la déshydratation?

Charles Bourque

Charles Bourque

Des chercheurs montréalais dévoilent les mécanismes de l’hyperhydratation conduisant à l’hyponatrémie; une condition commune chez les patients après une commotion cérébrale.

Nous sommes tous assez familiers avec les conséquences de la déshydratation, mais nous entendons rarement parler des effets néfastes de l’hyperhydratation. En effet l’accumulation excessive de fluide peut entraîner une diminution des taux de sodium dans le sang – qui peuvent baisser à des niveaux dangereusement faibles – ou peut provoquer une hyponatrémie, maladie potentiellement mortelle pouvant entraîner de l’œdème cérébral. De manière similaire, on connaît davantage les mécanismes de l’organisme qui détectent et provoquent la soif, alors que l’on sait très peu de choses sur la manière dont le cerveau détecte un état d’hyperhydratation.

Étude nationale sur la vulnérabilité en matière de santé mentale et de la recherche psychiatrique

Invitation à participer à une étude portant sur la vulnérabilité en matière de santé mentale et de la recherche psychiatrique

Étude nationale sur la vulnérabilité en matière de santé mentale et de la recherche psychiatrique

Est-ce qu’un problème de santé mentale empêche quelqu’un d’être en mesure de participer à la recherche?

Quelles sont les conditions acceptables pour la recherche en psychiatrie ?

Les deux visages de la dépression: La dépression majeure affecte différemment l’expression des gènes dans le cerveau des femmes et des hommes

Benoit Labonté

Benoit Labonté

La dépression majeure présente un visage bien différent chez les femmes et chez les hommes, et ce dimorphisme aurait des assises génomiques, suggère une étude qui vient d’être publiée dans Nature Medicine. Selon le premier auteur de cette étude, Benoit Labonté, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche CERVO, ces différences sont telles que la recherche de nouveaux antidépresseurs gagnerait à cibler des mécanismes propres à chaque sexe.

Retracer les origines de l’autisme

Les anomalies apparaissent d’abord dans les réseaux cérébraux intervenant dans le traitement des informations sensorielles

Les origines de l’autisme demeurent un mystère. Quelles sont les régions du cerveau touchées par la maladie et à quel moment les premiers signes de cette dernière se manifestent-ils? Les résultats d’une nouvelle étude publiée dans la revue Biological Psychiatry permettent maintenant aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes pathologiques de l’autisme et le moment où la maladie commence à prendre forme dans le cerveau humain. Forts de ces nouvelles connaissances, les spécialistes pourront intervenir plus rapidement et obtenir de meilleurs résultats chez les enfants autistes.